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Entraineurs condamnés pour viol

Entraîneurs condamnés pour viol : Najat Vallaud-Belkacem veut une interdiction d'exercer "à vie"

La ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Najat Vallaud-Belkacem

La ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports Najat Vallaud-Belkacem

Crédit : AFP

INFO RTL - La ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports souhaite que les encadrants sportifs condamnés pour viol ne puissent plus exercer leurs fonctions après avoir purgé leur peine.

Devant le scandale provoqué par la nouvelle affaire de viol qui éclabousse le petit monde du tennis, Najat Vallaud-Belkacem est décidée à frapper fort. La ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports veut prendre des mesures pour que les encadrants sportifs condamnés pour agressions sexuelles ne puissent plus exercer leurs fonctions après avoir purgé leur peine de prison. 

Féminisation de la pauvreté

Partenaire

Porte-monnaie 22/05/2012 à 09h53

Liliane, 62 ans, 634 euros par mois, retraitée « au bout du rouleau »

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

En banlieue parisienne, Liliane vit avec une retraite de misère, comme de plus en plus de femmes âgées. Rue89 a passé son porte-monnaie au rayon X.

« Je préfère pas qu’on se voie chez moi, j’ai trop honte », lâche Liliane au téléphone, quelques jours avant notre rendez-vous. Une semaine plus tard, dans un café de Pontoise (Val-d’Oise), elle explique : « J’ai un appart’ de pauvre, ça se voit. »

La dernière fois, raconte-t-elle, un petit garçon de l’immeuble est passé devant sa porte entrebâillée et a dit : « C’est moche, il y a rien. » C’était un enfant mais ça l’a « blessée ». Liliane ne reçoit jamais personne chez elle, sauf Jennifer, qu’elle a rencontrée au Secours catholique – « Elle ne me juge pas. »

La retraitée partage ce 40 m2 – un logement social niché dans un HLM du Nord de Pontoise – avec son frère qui, sans ça, serait à la rue. Une table de nuit sépare leurs deux lits. Il y a aussi « Ange », son petit chat, et ses deux chiens.

« C’est grâce à mes animaux que je tiens le coup. Peut-être que des gens vont pas comprendre, je m’en fous. C’est mon soutien. »

« Je n’étais plus qu’une merde »

La vie cabossée de Liliane a débuté à la prison pour femmes de Fresnes (Val-de-Marne), il y a 62 ans. Bébé, sa mère l’abandonne à l’assistance publique qui la place dans une famille d’accueil, puis une autre. Après son BEP cuisine-couture, elle se marie sur un coup de tête à la majorité avec un « alcoolique violent et coureur de jupes ». Cinq enfants plus tard, ils se séparent. Elle est alors veilleuse de nuit dans un hôpital et dort dans sa Peugeot 304, en attendant. Il lui fait la vie dure : elle finit par « fuir ».

La voilà sur les rails et les routes. Docker au havre, cueilleuse en saison, concierge et souvent sur les fichiers des agences d’intérim... Mais surtout à la rue.

« Le jour où je me suis assise sur le trottoir, je n’étais plus qu’une merde. »

Liliane parle sans s’arrêter, égraine avec détails différents moments de sa vie. A plusieurs reprises, ses yeux sont pleins de larmes. Parfois, elle s’arrête de parler. Ou sourit, et ça la rend plus vivante.

Son morceau de vie passé à Chambéry est le plus heureux. Un poste de femme de ménage dans un centre de tri la fait sortir de la rue, le 4 mars 1987. « Un samedi », précise-t-elle (Liliane cite toujours les dates au jour près). Elle reste six ans près des montagnes, jusqu’à son départ pour Paris, à la recherche de sa « vraie famille », et y retrouve l’un de ses frères.

« J’ai baissé les bras »

Femmes âgées

Dans son rapport de 2012 [PDF], l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) s’inquiétait de la précarité grandissante des femmes âgées. Le taux de pauvreté des plus de 75 ans s’établit à près de 15%.

 

Deux facteurs principaux sont avancés : la perte d’un conjoint et le bas niveau de pension, en raison d’une carrière incomplète.

Installée à Pontoise, Liliane boucle en deux ans une formation de poissonnerie. Son truc :

« J’aime le contact avec les gens. J’en ai rencontré de merveilleux, riches ou pauvres. Ça me manque. »

Mais une allergie l’oblige à laisser tomber son CDI. « Je l’ai pleuré. »

A Pontoise, elle tombe aussi amoureuse d’un grutier, Christian. Un cancer le ronge, elle le soigne. Il mourra quelques jours après leur mariage, le 31 août 1998. Elle porte toujours son alliance.

« Depuis, j’ai baissé les bras. Je n’ai jamais retrouvé du boulot. »

Aujourd’hui, Liliane vivote, usée par une santé fragile. Elle passe une grande partie de ses journées sur Internet où elle discute politique sur sa page Facebook et sur des forums du Front de Gauche (elle a voté « JLM » au premier tour de la présidentielle). Devant l’ordinateur, Liliane a aussi ses jeux préférés, comme « Cityville », dans lequel il faut vendre des bonbons pour construire des maisons.

Liliane milite dans plusieurs associations, dont ATD Quart Monde depuis 2003 (elle ne paye pas de cotisation). Elle se rend aux réunions et a sympathisé avec d’autres membres :

« On parle du combat de la misère, comment enrayer le fléau de la pauvreté. Ça m’apporte de la joie. Quand on a le savoir de la pauvreté, on peut en parler. Tout ça, j’en suis fière. »

Revenus : 634 euros par mois

  • Pension de retraite : 448 euros par mois

Liliane reçoit chaque mois une minuscule retraite : elle n’a pas cotisé en étant mère au foyer (comme beaucoup de retraitées), puis sans-domicile et chômeuse. Il lui manque soixante trimestres. « Encore trois ans comme ça avant de toucher ma retraite à taux plein. »

Seuil de pauvreté

Calculé par l’Insee, ce seuil correspond à 50% ou 60% du niveau de vie médian en France, suivant la définition adoptée. Soit de 795 euros (50%) ou 954 euros (60%) en 2009.

 

Avec l’augmentation des revenus, ce seuil n’a cessé d’augmenter ces quarantes dernières années. 4,5 millions de personnes étaient « pauvres » (seuil à 50%) en 2009 – dont 3,7% chez les plus de 60 ans.

Avec un revenu de 448 euros par mois, Liliane est largement en-dessous du seuil de pauvreté dressé par l’Insee (lire ci-contre).

Jusqu’au mois de septembre 2011, Liliane bénéficiait de l’allocation aux adultes handicapés : elle touchait environ 771 euros par mois.

Mais sa demande n’a pas été renouvelée malgré sa maladie orpheline, son arthrose et une dégénérescence musculaire dans le haut des cuisses. Elle se déplace d’ailleurs péniblement, appuyée sur une canne :

« Ils m’ont dit que je n’était plus assez handicapée. »

Liliane a appris il y a quelques semaines qu’elle pourrait demander l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). « Il faut que je me renseigne. » Cette aide correspond à un versement maximum de 777,17 euros par mois, selon les revenus du bénéficiaire.

  • APL (aide personnalisée au logement) : 186 euros par mois

Dépenses fixes : 345 euros

  • Loyer : 272 euros par mois

Liliane loue un appartement au Logis social du Val-d’Oise. Elle paie 96 euros par mois et touche à côté 186 euros d’aide personnalisée au logement (APL).

La somme comprend le chauffage ; elle ne paie ni taxe foncière, ni taxe d’habitation.

Son frère ne participe financièrement ni au loyer, ni aux charges.

  • Gaz et électricité : environ 50 euros par mois
  • Eau : 11 euros par mois
  • Assurance habitation : 12 euros par mois
  • Internet : 0 euro

La retraitée a accès à Internet grâce la connexion de son frère. Ce dernier lui a prêté un ordinateur, il en possède un autre.

  • Mutuelle : 0 euro

Depuis janvier 2011, Liliane a laissé tombé sa mutuelle : son prix avait grimpé de 68 à 138 euros.

Liliane ne se soigne pas. Elle devrait par exemple se faire arracher une dent malade. Impossible, dit-elle, d’avancer l’argent pour une consultation chez le médecin et de payer un éventuel dépassement d’honoraire. Ses lunettes, dont le verre gauche est fendillé, lui ont coûté 10 euros à Leclerc il y a quelques années : elles ne sont pas à sa vue.

Elle ne pouvait pas toucher la couverture maladie universelle (CMU) avant septembre car ses revenus dépassaient alors le plafond fixé (9 164 euros par an). Elle compte faire rapidement la demande :

« J’attends de toucher la CMU pour tout reprendre mes examens. »

  • Impôts : 0 euro

Dépenses variables : 275 euros environ

  • Transports : 0 euro

Liliane a une carte Rubis : gratuite pour toutes les personnes âgées de plus de 60 ans, elle lui permet de se déplacer en bus dans toute la région Ile-de-France. Mais pas sur les lignes exploitées par la RATP.

Liliane s’est rendue à Paris pour la dernière fois en 2004. L’aller-retour de Pontoise au centre de la capitale, 40 minutes environ, coûte 11 euros. « Trop cher », explique-t-elle.

  • Alimentation : 185 euros

- courses : environ 180 euros par mois

Tous les 10 du mois, quand elle reçoit sa retraite, Liliane va faire ses courses dans les supermarchés hard discount Ed. Elle y achète principalement des gros paquets de pâtes – « les moins chères » – du riz et des pommes de terre – « des sacs à 2 euros les 10 kilos » – qu’elle prépare sautées à la poêle. Le tout agrémenté d’un peu de viande fraîche en promo, qu’elle congèle :

« Le mois dernier, j’ai fait un extra : deux rôtis pour 10 euros. J’ai trouvé ça valable. »

Liliane ne prend qu’un repas par jour. « Je tire au maximum de ce que je peux tirer », se justifie t-elle.

Les fruits sont trop onéreux et il est rare qu’elle ajoute des légumes à son panier. Parfois « une salade ou un kilo de carottes ». Liliane refuse d’aller aux Restos du cœur :

« Au début, j’y allais, mais j’ai trop honte. C’est pour ma fierté, ma dignité. »

La retraitée compte, dans la somme de 180 euros, les produits ménagers et la lessive.

- petit déjeuner : 4,90 euros par mois

Une fois par mois, avant d’aller faire ses courses, Liliane s’accorde un « petit plaisir » : prendre le petit déjeuner au bar du Leclerc. Un café, un croissant et un verre de jus d’orange pour 4,90 euros.

« Des fois, je voudrais me payer une glace ou, quand je broie du noir, un café. Je peux pas. »

  • Animaux : 30 euros par mois pour des croquettes et de la pâté

Elle sait que c’est cher mais se défend : « Ils sont mon soutien. »

  • Téléphone : autour de 12 euros par mois

Elle recharge son portable avec des cartes prépayées. Le plus souvent, ce sont ses copines de l’association qui, connaissant sa situation, l’appellent.

  • Livres, magazines : 8 euros par mois environ

Tous les trois ou quatre mois, Liliane achète quelques livres et des magazines. Elle lit Le Parisien, Le Bien Public ou L’Express gratuitement sur Internet.

  • Dette : 10 euros par mois

Liliane raconte avoir eu un compteur d’eau chaude défectueux l’année dernière : elle n’a alors pas payé son loyer pendant quatre mois, pour protester. « J’ai eu tort. » Le 20 janvier 2012, elle reçoit un avis d’expulsion. Le juge, au regard de sa situation, a demandé en avril à étaler le remboursement de sa dette (980 euros).

  • Tout le reste : environ 30 euros

Cela comprend les produits hygiéniques ou l’huile, le beurre et, de temps en temps, quelques yaourts ou une salade. Sans oublier les achats ponctuels.

Liliane porte les mêmes vêtements depuis des années – « Je suis très précautionneuse. » Le mois dernier, elle a quand même acheté trois paires de chaussures en soldes – elle n’en avait plus. L’une à 8 euros, l’autre à 9 euros, et une troisième, plus chère :

« J’ai tiqué pour prendre la troisième : une paire un peu habillée, pour mes réunions, à 12 euros. »

« Je n’ai pas de loisirs. » Liliane est « fan de pêche » mais, après un coup d’œil sur Internet, a réalisé que le permis était trop cher. Elle allait au cinéma mais ne peut plus se le permettre. Ses seules distractions sont Internet et les associations dans lesquelles elle milite.

Epargne : rien

Autour du 15-20 du mois, Liliane n’a plus rien. Elle ne se plaint pas, explique qu’elle n’aime pas montrer ses conditions de vie et insiste :

« La santé, c’est un trésor, quand ça fout le camp, ça revient pas. »

Quand elle évoque sa vie, Liliane tient des paroles dures :

« J’ai l’impression que je suis arrivée au bout du rouleau. »

 

Liliane devant ses comptes dans un café de Pontoise, en mai 2012 (Emilie Brouze/Rue 89)

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